Basse vision : Ugo vous explique et vous accompagne pour faciliter votre quotidien

Ugo, opticien spécialisé chez Montjoly, vous explique ce handicap visuel et vous accompagne vers des solutions concrètes.
Montjoly Opticiens
May 1, 2026

En France, environ 1,5 million de personnes vivent avec une basse vision. Un chiffre qui surprend car la basse vision reste un sujet peu connu du grand public, souvent confondue avec une simple vue qui baisse ou, à l'opposé, avec la cécité totale. Et pourtant, entre les deux, il existe un territoire bien réel, avec ses défis quotidiens, ses solutions concrètes et des professionnels formés pour accompagner chaque personne qui en souffre.

Chez Montjoly, c'est Ugo, un de nos opticiens passionnés spécialisé dans ce domaine, qui assure les rendez-vous basse vision dans nos boutiques. À travers cet article, Ugo vous explique simplement ce qu'est la basse vision, comment elle se manifeste et de quelle façon nous accompagnons nos clients pas à pas. Bonne lecture !

La basse vision, c'est quoi exactement ?

On parle de basse vision lorsque l'acuité visuelle d'une personne est inférieure à 3/10, même après correction par des lunettes. La définition prend également en compte les atteintes importantes du champ visuel. Mais ce qui la distingue vraiment d'une simple mauvaise vue, c'est qu'un équipement optique classique ne suffit plus à compenser : ni les lunettes, ni les lentilles, ni la chirurgie ne peuvent y remédier.

Comme nous le précise Ugo : "L'objectif d'un suivi basse vision n'est pas de rendre la vue, nous ne sommes pas magiciens. Notre but, c'est de trouver des clés pour la personne atteinte, mais aussi pour sa famille". Une approche humaine, réaliste et bienveillante, qui reflète exactement l’état d’esprit de notre équipe chez Montjoly.

La basse vision ne doit pas être confondue avec la cécité. Il s'agit d'un stade intermédiaire : la personne voit encore, mais de façon suffisamment altérée pour que ses activités quotidiennes comme lire, écrire, cuisiner, se déplacer… soient difficiles voire impossibles sans aide.

Quelles pathologies sont concernées ?

La basse vision peut survenir à tout âge de la vie et pour des raisons très différentes : une cause congénitale, héréditaire, accidentelle ou dégénérative. Chez Montjoly, on remarque que deux pathologies reviennent très majoritairement :

  1. La DMLA d'abord, la dégénérescence maculaire liée à l'âge, qui entraîne une perte progressive de la vision centrale. Les personnes qui en souffrent se déplacent généralement sans difficulté, mais peinent énormément pour la lecture et les tâches de près. 
  2. Vient ensuite le glaucome, qui provoque à l'inverse un rétrécissement du champ visuel, laissant une vision dite "en tunnel". 

Ces deux pathologies représentent à elles seules environ 70 % des clients reçus par Ugo.

On trouve également parmi les causes fréquentes les dégénérescences rétiniennes comme les rétinites pigmentaires, les décollements de rétine, ou encore diverses atteintes d'origine accidentelle ou congénitale.

Vivre avec la basse vision au quotidien

Les conséquences de la basse vision sur la vie quotidienne sont profondes et variées. Lire un livre, reconnaître un visage, voir les marches d'un escalier, lire une ordonnance médicale, envoyer un message sur son téléphone… autant de gestes du quotidien qui deviennent des obstacles réels.

Au-delà de la dimension pratique, la basse vision peut avoir un impact psychologique important : l'isolement social, la perte d'autonomie et parfois même la dépression font partie des conséquences que l'entourage, comme les professionnels de santé, doivent prendre en compte. 

Il est également important d'agir vite. Plus la prise en charge débute tôt, plus il est facile d'apprendre à utiliser efficacement les solutions disponibles. Un rendez-vous tardif complique souvent le travail d'adaptation, tant sur le plan matériel que psychologique.

Un travail d’équipe

La prise en charge de la basse vision est un travail d'équipe : l'ophtalmologiste détecte la pathologie et assure le suivi médical. Puis l'orthoptiste peut rééduquer l'usage de la rétine et travailler sur la coordination oeil-main. Et enfin l'opticien spécialisé, comme Ugo, intervient pour proposer des équipements optiques ou électroniques adaptés aux besoins de chaque patient.

C'est souvent l'ophtalmologiste qui oriente ses patients vers nous. Mais un orthoptiste peut également faire ce premier diagnostic et nous adresser la personne. Dans tous les cas, la démarche commence toujours par une prise de rendez-vous dédiée.

Un rendez-vous pas comme les autres

Le premier rendez-vous basse vision chez Montjoly se tient le mardi ou le vendredi et dure environ une heure et demie. Il coûte 50 euros et se déroule dans un cadre calme, pensé pour prendre vraiment le temps.

Ugo commence toujours par une longue discussion : comprendre la situation de la personne, ses besoins, ce qui a déjà été mis en place... Puis vient l'explication des conséquences de la basse vision sur sa vie de tous les jours, souvent une étape de prise de conscience importante. Ugo recommande vivement de ne pas venir seul : la famille ou les proches jouent un rôle clé dans l’accompagnement au quotidien. 

Le rendez-vous se termine par la recherche de solutions concrètes, essayées ensemble, ajustées au cas par cas. Ugo se confie : "C’est un suivi qui demande plus de temps, plus de calme et, parfois, qui n'aboutit que sur de tout petits résultats concrets si la pathologie est très avancée. Mais l'enjeu humain est immense".

Téléagrandisseur Luna 6

Les solutions proposées chez Montjoly

La première piste explorée est toujours l'optimisation de la correction optique. Des lunettes spécifiques, avec une correction puissante pour la vision de près ou de loin, sans verres progressifs (qui induisent trop de déformations dans les cas de basse vision), des prismes ou des filtres spéciaux qui augmentent le contraste et la profondeur de champ. 

Si ces premières solutions ne suffisent pas, Ugo se tourne vers les aides optiques non-lunettes : loupes à main, loupes sur pied, loupes éclairantes... Il en existe une grande variété et le choix dépend toujours des besoins spécifiques de la personne et de son mode de vie.

Enfin, pour les cas où les solutions optiques traditionnelles ne sont plus suffisantes, nous proposons des aides électroniques : les téléagrandisseurs, comme le Clover 10 ou le Luna 6, qui filment et projettent sur écran le texte ou la scène que l'on souhaite voir, avec un grossissement réglable et la possibilité de varier les contrastes et les couleurs. Un outil qui peut transformer radicalement le quotidien d'une personne en basse vision.

Téléagrandisseur Clover 10

Vous êtes concerné ? Discutons-en ensemble.

La basse vision est un sujet qui mérite d'être mieux connu. Trop souvent, les personnes qui en souffrent attendent longtemps avant de prendre rendez-vous, parfois par méconnaissance des solutions existantes, parfois par peur d'entendre une mauvaise nouvelle. Et pourtant, plus la prise en charge est précoce, plus elle est efficace.

Si vous, ou un proche, êtes concerné par une baisse de vision qui ne se corrige plus avec vos lunettes habituelles, n'hésitez pas à nous contacter. Ugo vous reçoit dans un cadre bienveillant et chaleureux, et prend le temps de vous écouter pour trouver la solution qui vous conviendra le mieux. Parce que chez Montjoly, chaque situation est unique et chaque personne mérite d'être accompagnée avec le plus grand soin.

À très bientôt chez Montjoly Opticiens !

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